Harricana 2015 – 65 km – La revanche

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Harricana 2015 – 65 km – La revanche

Le 19 septembre dernier, dans la région de Charlevoix, avait lieu l’Ultra-trail Harricana, une course en sentiers représentant un très gros défi pour tous les athlètes qui y ont pris part. Plusieurs distances de course étaient possibles, allant du 5 km au 125 km. Ondago était partenaire de l’événement cette année. L’organisation de l’UTHC nous a gracieusement offert 2 dossards que nous avons remis à 2 utilisateurs de l’application. Voici le récit de l’un d’eux, Vincent Desjardins, qui a participée à la course de 65 km.

4h15 du matin : on se reveille au son de nos téléphones. Il est l’heure de se mettre en branle pour la course la plus longue de l’année : l’UTHC 65k.

Je suis excité et nerveux à la fois : la préparation n’y est pas tout à fait, à tout le moins pas autant que je l’aurais voulu. Mais bon, j’ai une revanche à prendre. Il y a 2 ans, je tentais pour la première fois un ultra marathon. Cet ultra c’était Harricana. Ça n’avait pas été facile : fièvre et sueurs froides la veille de la course et encore un peu au départ. Ça avait été difficile, très difficile… J’avais réussi. Mais je savais que je pouvais faire mieux.

On finit de se préparer et on quitte pour prendre la navette qui nous mènera au départ. Direction le Parc des Hautes-Gorges!

Arrivés au parc, la température est déjà très comfortable… Ça va être une belle journée. Nous attendons le départ avec impatience. Et voilà le départ est donné! On s’élance! Je regarde une dernière fois le paysage qui m’entoure et le drone qui vole à ma droite. Je pars mollo car la prochaine station est à 22.5 km.

Un premier 2 km d’asphalte sur le plat nous permet de se réchauffer les muscles tranquillement avant d’entrer dans le vif du sujet. On traverse un pont et voilà, nous commençons les sentiers. Le rythme est bon et je progresse bien. Je ne dépasse pas beaucoup car je ne veux pas y aller trop vite au début. Un collègue de travail présent à l’évènement me rattrape et je cours un bout de temps avec son groupe. Je me rends compte à un certain moment qu’ils sont un peu trop rapides pour moi: si je continue à ce rythme, je n’aurai plus de jus pour la fin! Je laisse l’écart se creuser tranquillement.

Arrivé à la première station d’aide, Coyote Honda, je remplis mes gourdes d’eau. Je n’ai pas faim mais j’en profite pour boire quelques boissons gazeuses. Personnellement, j’ai une dépendance tout particulièrement en course pour ce genre de boissons… Ça doit être les bulles… Je repars assez rapidement pour le prochain segment de 18.5 km.

La seconde section sera une des plus difficiles. Beaucoup de montées et rendu en haut le souffle me manque… Je dois continuer à marcher un peu pour récupérer. Je me remets à courir un peu plus loin dans un sentier de 4 roues. Je tombe pour la 4ième fois! Des crampes au ischios et au mollet droit m’accueillent à mon atterrissage au sol. Je me relève d’un bond pour délier tout ça. Ouf! Ça semble être bon. Je suis à 30 km du départ… 35km encore à faire. Je me dis que ça va être correct, mon quota de chutes permises est atteint! Et comme de fait, je ne chûterai plus du reste de la course. En arrivant sur le chemin de terre, je me sens pousser des ailes. J’accélère le rythme. J’ai hâte d’arriver au deuxième ravito.

Arrivé à la station Épervier, je remplis mes bouteilles, bois quelques verres de coke et je repars pour le troisième segment qui fait 7 km. À ce stade, je commence à avoir mal au genou gauche. La bandelette fait encore des siennes. Le reste de la course va être dûr.

Ensuite c’est l’arrêt à la station Split-BMR. J’en profite pour manger quelques morceaux de melon d’eau. Je vois un gars qui se fait masser les mollets et je me dis que pour mes ischios, ça serait une bonne idée pout combattre les crampes que je sens sur le bord de démarrer. Ensuite je me lance sur le dernier obstacle majeur de la course: La montagne Noire.

À cette étape, la montée est interminable. Mais le corps en général tient bon. Des douleurs dans le bas du dos en montée mais rien en comparaison à la première fois que j’ai fait ce parcours.

Dernier ravito de la course, celui de la montagne Noire. Je ne fais que passer à celui là. J’ai espoir d’entrer dans le temps que je m’étais fixé. La descente de la montagne Noire est rendue douloureuse. Mes quads coopèrent moins qu’au début. Je ne peux pas descendre aussi vite que je le voudrais. Ensuite tout tient le coup jusqu’à l’arrivée.

L’expérience de l’évènement, comme il y a 2 ans, a été exceptionnelle. Merci aux organisateurs, bénévoles et aux autres coureurs qui ont rendu cette expérience fantastique! Décidémment à refaire et refaire!

2017-03-17T14:15:59+00:00

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